Les Grecs connaissaient-ils déjà le calculateur analogique ? Une mystérieuse machine, découverte près de l'île d'Anticythère, commence à livrer ses secrets.
Deux tempêtes au même endroit, à deux mille ans d'écart, ont forcé les chercheurs à changer leur regard sur le développement technologique de la Grèce antique. En 1901, des plongeurs surpris par une tempête se réfugient sur l'île d'Anticythère, entre le Péloponnèse et la Crète. L'alerte passée, ils explorent les eaux autour de l'île et découvrent, dans l'épave d'un navire naufragé un siècle avant notre ère, un formidable trésor archéologique.
Parmi les statues et les pièces, un
mystérieux objet de bronze de la taille d'un ordinateur portable,
présentant sur ses deux faces des cadrans gradués et mobiles. Très
vite on comprend que ce mécanisme permettait de présenter divers
phénomènes astronomiques et de calculer les dates d'éclipses de
Soleil et de Lune, ainsi que celles des Jeux olympiques.
Patiemment reconstituée ces dernières
années à partir des quatre-vingt-deux fragments de roues dentées,
d'aiguilles, d'axes et de tambours éparpillés dans la cargaison, la
fabuleuse machine d'Anticythère fait apparaître une somme de
savoirs et de savoir-faire dont on n'imaginait guère capables les
mathématiciens de la Grèce antique.
Mais si le mécanisme a été créé à
Syracuse, comme semblent l'indiquer les dernières études de
l'équipe de chercheurs internationale qui a exploré les mystères
de cette machine, il n'est pas interdit d'y voir l'héritage du grand
Archimède, né dans cette ville une centaine d'années plus tôt.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire