J'en appelle, Jacques Viallebesset

 

 Un sublime poème...

J'en appelle, de Jacques Viallebesset

 

S'il est toujours minuit en ce siècle 

A la kermesse des étoiles 

Le meilleur est encore à venir

Les épiciers du coeur tiennent boutique 

Sous le bec des vautours 

La chair quitte les os 

Ce monde est un vaste charnier 

Les hommes cherchent en vain leur ciel 

Dans le regard vitreux des autres 

 

Pour que le coq puisse annoncer l'aurore

J'en appelle aux clowns et aux prophètes 

Aux bateleurs, aux rêveurs, aux jongleurs

Et au coeur de soleil des forains 

Il faut replanter l'arbre de vie 

Dans l'humus des coeurs

Avant que l'océan de la mort

Engloutisse la terre où, êtres sans destin,

Nous errons en quête de notre Orient

 

On ne pourra pas dormir tranquille 

Tant que l'on n'aura pas les yeux ouverts 

Restent le courage et la lucidité 

Pour aimer en dernier recours 

Notre réalité est plus grande que les illusions 

Nous savons que nos jours sont comptés 

Nos colères rouges doivent refleurir 

Bien que les coquelicots soient éphémères 

Afin de partager le beau pain des forts et des sages 

 

Pour que la sève irrigue nos branches

J'en appelle aux buveurs de lune, 

Aux alchimistes du verbe qui allument 

Des soleils d'or au coeur de la nuit 

Aux conquérants de la Toison d'or, 

Aux guetteurs de l'invisible et de l'indicible

Aux chercheurs de Graal et aux fils du vent 

Aux chercheurs de mots de feu 

Et aux professeurs d'espérance

 

S'il est minuit dans ce siècle

A la kermesse des étoiles

Le meilleur est toujours à venir

J'en appelle à vous Nobles Voyageurs 

Qui traversez l'espace et le temps 

Moi, qui suis un arbre en marche 

Dont les racines sont dans le ciel 

Je m'en remets à vous Merlin et Mélusine 

Et vous, mes semblables, que la poésie vous garde...

 

Extrait de LE POLLEN DES JOURS , ed Le nouvel athanor. 2014  www.lenouvelathanor.com 




coccinelle




Une grande plage, des ganivelles pour retenir le sable, une coccinelle, rencontre improbable...




Les blogs en 2020



Il y eut le temps fastueux des blogs, lorsque les réseaux sociaux n'avaient pas encore la primauté des internautes, c’était aussi une mode liée à la nouveauté. Alors on prenait le temps de lire les articles, d'y réfléchir, d'y répondre parfois, avec souvent des commentaires très pertinents.

Mais le temps des blogs n'est pas révolu, bien au contraire (d'ailleurs après un temps de pause j'ai relancé le mien). Il semble que beaucoup y voit un plus par rapport aux réseaux que l'on dit "sociaux". Celui qui permet de ne pas agir sur le coup d'une émotion trop rapide, mais sur le contenu même de l'article du blog. Ce dernier est le fruit d'un travail personnel, mûri, ciselé, tout en laissant une trace de l'auteur très forte, un peu les empreintes numériques de sa pensée pour schématiser simplement.

Comme les bonnes choses, le blog s'inscrit dans la durée, avec un partage de l'effort, à la fois par l'auteur de l'article, mais aussi par le lecteur, donc cela demande un peu de temps, alors que bien souvent le réseau "social" n'en demande aucun, on partage à la va-vite, souvent sans creuser plus loin (voire lire en totalité l'article partagé...)

Je vous invite à lire l'excellente analyse sur les tendances et chiffres de l'internet au 1er janvier 2020, malgré l'océan médiatique des réseaux sociaux, le blogging tire néanmoins son épingle du jeu et continu de croître malgré tout.
  




et une autre analyse plus ancien mais non moins intéressante :













Voute sylvestre



Une voute sylvestre intemporelle. Un beau refuge pour les oiseaux et autres petits animaux de la campagne.



quiétude féline


Un petit air de France éternelle au sein de la rurale quiétude féline, quand le hasard des promenades nous porte vers une sympathique rencontre...



La nature triomphe de tout



Une route bitumée de neuf, un damage intensif, mais rien n'arrête la vie qui profite de la moindre anfractuosité pour atteindre la lumière !



les avantages de la lecture





 



citation Hugo lumière






Avenir


Le pollinisateur est l'avenir de l'homme...



présent


Aux marches de l'oubli nous passons, sans rien attendre que de vivre de son temps présent...



passant...







manipulation citation Epstein






Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Juste un chat




"Juste un chat" de Richard Biby

De temps en temps les gens me disent « voyons, c’est juste un chat » ou « tu en dépenses de l’argent juste pour un chat »… distances parcourues, le temps passé ou les coûts que ça implique pour « juste un chat ».

Pourtant, plusieurs des moments dont je suis le plus fier sont survenus à cause de « juste un chat ».
J’ai passé bien des heures avec, pour seul compagnon, « juste un chat » et je ne me suis jamais senti moindrement seul.

Certains de mes moments les plus tristes sont survenus à cause de « juste un chat » et, dans ces jours sombres, le doux contact de « juste un chat » m’a donné du réconfort et permis de traverser la journée.

Si vous aussi pensez que c’est « juste un chat », alors vous comprendrez probablement des phrases comme « juste un ami », « juste un lever de soleil » ou « juste une promesse ».

« Juste un chat » apporte dans ma vie la véritable essence de l’amitié, de la confiance et d’une joie passionnée.

« Juste un chat » fait ressortir la compassion et la patience qui fait de moi une meilleure personne.
A cause de «juste un chat » je me lèverai de bonne heure, prendrai de longues marches et regarderai vers le futur.

Alors pour moi et les gens comme moi, ce n’est pas « juste un chat » mais l’incarnation de tous les espoirs et rêves du futur, le doux souvenir du passé et la pure joie du moment.

« Juste un chat » fait sortir ce qu’il y a de bon en moi et me détourne de mes pensées et des problèmes de la journée.

J’espère qu’un jour ils pourront comprendre que ce n’est pas « juste un chat » mais l’être qui m’a donné l’humanité et qui m’a préservé de n’être que… « juste un homme ou une femme ».

Alors la prochaine fois que vous entendrez la phrase « juste un chat »… souriez, parce que c’est « juste qu’ils n’ont pas compris ».

"Texte de Richard Biby"




citations sur le secret



Quelques conseils de sages...


"L’indiscret ne saurait garder un secret, il a la langue bien longue."
Pierre-Claude-Victor Boiste ; Le dictionnaire universel (1843)


"Mieux vaut garder son secret soi-même que de le confier à la garde d'un autre."
Citation de l'Orient ; L'Orient en maximes et proverbes (1909)


"On n'apprend jamais mieux à se taire qu'avec les indiscrets, ni à jaser qu'avec les mystérieux."
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

"La plus grande jouissance est de confier à l'indiscret des secrets imaginaires !"
Robert Sabatier ; Le livre de la déraison souriante (1991)


je suis le seigneur du rocher



Merci à JCG...



Retour sur le vendredi noir.

Par Gabriel Combris/23 novembre 2017 (source ici)

Cher lectrice, cher lecteur,

Aujourd’hui, c’est vendredi Noir. « Black Friday » en anglais.

La grande journée annuelle des promotions et des soldes qui « tabassent », LE jour qui « explose les prix », celui du « grand massacre des étiquettes », etc.

Cette année pour la première fois, cette journée de « surconsommation » assumée, qui existe depuis les années 1960 aux Etats-Unis et qui s’est exportée récemment en Chine (17 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 16 heures pour le seul site internet alibaba .com le 11 novembre dernier…), débarque en France.

Tadam, yahou, wahou…préparez-vous à un concerto de tambours et trompettes…

Ca va dégommer ! Les consommateurs vont pouvoir se gaver à prix réduits de produits dont ils n’ont, la plupart du temps, pas besoin. Les spécialistes s’attendent à des records absolus d’achat.
Bon, il faut croire que c’est ainsi que fonctionne la société de consommation. Et ce n’est pas à moi de vous dire ce qu’il faut en penser.

Je voudrais simplement proposer une alternative au vacarme de ce « vendredi noir ».

Si elle est utile à quelques-uns des lecteurs de PureSanté, alors ce sera déjà une réussite.

Je voudrais vous proposer d’entrer un instant…dans cette photo :






Fermez les yeux, et imaginez que vous êtes là-haut, le gardien du phare qui se tient face à l’immensité de la mer, avec le vent et les embruns qui vous fouettent le visage.

Des dizaines de mètres sous vos pieds, c’est une bataille monstrueuse qui se déroule : des vagues immenses se jettent à l’assaut de la roche dans un fracas phénoménal.

Un temps d’accalmie succède à une saillie…Un leurre. Car bientôt la mer redouble de fureur contre la pierre. Les vagues sont les dents d’un ogre qui veut tout dévorer sur sa route.

Vous, là-haut, vous n’avez de prise sur rien.

Qu’une vague plus forte que les autres entaille le rocher…et que se passerait-il ?

Vous êtes au bord de l’abîme, dans un abandon complet à ces forces qui vous dépassent, et pourtant vous n’avez pas peur.

Vous ne risquez rien. Il y a en vous une immense énergie, une confiance tranquille que vous sentez circuler en vous.

Le rocher tiendra bon. Rien ne pourra vous atteindre.

Le temps de ce petit voyage, vous êtes le seigneur du rocher.

Restez dans votre royaume le temps de retrouver le calme intérieur.

Ensuite, vous pourrez redescendre parmi les hommes…Il paraît que c’est « vendredi noir ».

Santé !

Gabriel Combris






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