Affichage des articles dont le libellé est hommage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hommage. Afficher tous les articles

texte magnifique : Les chats me consolent de la douleur de vivre

Du blog "You Will Never Hate Alone", site "Slate"

Ils sont indispensables à ma santé mentale.

Les chats nous comprennent et c’est là le plus bel hommage qu’on puisse leur rendre. |

Si je m’écoutais, je vivrais entouré de chats et de rien d’autre. De quelques livres aussi. Et de musique, sans laquelle la vie ne ressemblerait à rien. Je vivrais de rien, d’amour et d’eau fraîche, de légumes plantés dans mon potager, de l’air du temps et de ces mille petits riens qui font le sel de l’existence. Surtout, je me garderais bien des hommes, de leur médisance et de leur lâcheté, de leur tromperie et de leur méchanceté, de leur vacuité et de leur bavardage.

J’irais dans la vie, solitaire, sans attache, libre, sans comptes à rendre à personne, accompagné d’un chat dont la présence ne me quitterait jamais. Nous habiterions une simple cabane, près d’un lac aux eaux bleutées, entourés d’arbres qui s’élèveraient hauts dans le ciel, mirifiques et majestueux, parmi la tendre beauté de paysages qui ne s’encombrent d’aucun artifice pour se laisser admirer, quand le soleil au zénith s’étend au-dessus d'eux et chante le bonheur terrestre.

Nous serions inséparables mon chat et moi. Je n’aurais aucun secret pour lui, il se confierait à moi, assuré que jamais je ne le trahirais. Il serait là, beau et doux comme tous les chats, énigmatique et solitaire, placide et attentif, les yeux pleins de ces mystères dont les dieux les ont pourvus pour mieux nous ensorceler, promenant son allure féline parmi les livres et mes souvenirs d’autrefois.

Les chats, eux, ne nous jugent pas

Point de disputes, de cris, de rivalités mesquines –commerce habituel des individus– mais le simple plaisir d’être, de prendre la vie comme elle vient, d’ouvrir grand les portes de nos sens pour mieux la goûter et la révérer, dans cet accomplissement de l’existence qui s’écoule, douce et sans fracas. Il veillerait sur moi, je le laisserais vivre sa vie et quand il viendrait me voir pour me conter sa journée, je l’accueillerais comme un vieil ami dont il me tarde d’avoir des nouvelles. Il me dirait ses courses et ses poursuites, ses haltes et ses siestes, ses cachettes et ses ruses, ses chevauchées fantastiques et ses raccourcis furtifs et, blotti à mes pieds, il s’endormirait, heureux d’exister.

Je prendrais le temps de le regarder, ce chat enroulé sur lui-même, à la respiration profonde qui parfois s’agite quand dans ses rêves opiniâtres, il se lance des défis homériques, à la lueur de ses moustaches frétillantes qui sont les palpitations des cœurs quand ils s’éprennent les uns des autres. Et dans le soir qui décline, parmi les senteurs qui montent de la terre assoupie, au milieu des trésors de la nature alanguie, je lui dirais mes doutes et mes chagrins, mes peurs et mes vertiges, ma condition d’homme perdu dans un monde qui le déborde et le dévore.

Il ne me jugerait jamais –le chat n’a pas le goût des manigances et des machinations dont nous autres humains sommes si friands, quand il s’agit d’écraser l’autre pour mieux asseoir son autorité. Il m’accepterait comme je suis, fragile mais fort, joyeux mais désespéré, mélancolique mais idolâtre d’une vie honnie et aimée à la fois, toujours éclairée par la présence de ces chats dont les vagabondages singuliers, les pitreries toujours recommencées, les incessantes loufoqueries, les folies et les caprices, leur charme ineffable et leur grâce jamais domptée m’auront plus d’une fois dissuadé d’aller au-devant de la mort carnassière et oublieuse.

Par Laurent Sabalovitsch pour le journal Slate", lien ci-dessous

https://www.slate.fr/story/172758/chats-consolation-douleur-vivre

 





avancer par Martin Luther King

 

"Si vous ne pouvez pas voler, alors courez,
Si vous ne pouvez pas courir, alors marchez,
Si vous ne pouvez pas marcher, alors rampez,


Mais quoique vous fassiez, vous devez continuer à avancer."


Martin Luther King





le chien - maître es amitié

 


Le petit copain de Dolly habitait à 6.6 km du village de Dolly, et quasiment tous les jours, Wini venait rendre une petite visite à sa copine.

Lorsque je m’apprêtais à partir marcher, Dolly par un étrange 6 ème sens qu'ont les chiens, venait aussitôt pour m'accompagner (elle n'allait jamais toute seule hors du village). Je faisais alors semblant de partir dans la direction opposée au village de Wini, et Dolly me montrait la direction qu'elle, elle voulait prendre... Bien sur je cédais toujours avec plaisir.

Arrivée sur place, inutile de vous dire que Dolly savait exactement où se trouvait la maison de Wini, et je les laissais gambader tranquillement dans le village jusqu'à l'heure du retour au bercail...

 

Wii (à droite) rend une petite visite à Dolly

 

Une promenade chez Wini

 

 

sa majesté l'arbre

 

Toujours l'arbre me restera comme l’icône de la relation entre la Terre et le ciel, celui qui abrite,et un des biens les plus précieux de notre monde.


Aude, octobre 2018


amitié chien

 

Je ne connais aucune amitié qui surpasse celle du chien...

M. C.


 Dolly

 

 
Dol 
 
 

amitié canine

 

 

Indéfectible amitié canine....

 

 

 

Dolly, mai 2012

Renaud - Baltique ou l'amour d'un chien

 

Une chanson que ceux qui n'aiment pas les chiens ne pourront jamais comprendre...

Baltique, (1986-2002), est la chienne labrador noire emblématique du président de la République française François Mitterrand.

 Le 11 janvier 1996 à Jarnac, trois jours après la mort de l'ancien président, Baltique est présente sur le perron de l'église où a lieu les funérailles. Elle est tenue en laisse par Michel Charasse, ancien ministre du budget, durant toute la cérémonie (Moment qui a inspiré la chanson de Renaud).

Selon Jacques Raoult, « le chien est le guide de l'homme dans la nuit de la mort après avoir été son compagnon dans le jour de la vie. »

(Source : Wikipedia)



Ils ont peut-être eu peur que je pisse
Sur le marbre du bénitier
Ou pire que je m'accroupisse
Devant l'autel immaculé
Peur que je ne lève la patte
Quelque part dans les allées
Où siège cette foule ingrate
Qui nous parle d'humanité
Ils ont considéré peut-être
Que c'est un amour pas très catholique
Que celui d'un chien pour son maître
Alors, ils m'ont privé de cantiques

Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens

Me voilà devant la chapelle
Sous cette pluie qui m'indiffère
Tenu en laisse par un fidèle
Allergique aux lieux de prières
Les gens parlent à côté de moi
Tu as de la chance toi au moins
La souffrance ne t'atteint pas
L'émotion c'est pour les humains
Et dire que ça se veut chrétien
Et ça ne comprend même pas
Que l'amour dans le cœur d'un chien
C'est le plus grand amour qu'il soit

Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens

Je pourrais vivre dans la rue
Être bourré de coups de pieds
Manger beaucoup moins que mon dû
Dormir sur le pavé mouillé
En échange d'une caresse
De temps en temps d'un bout de pain
Je donne toute ma tendresse
Pour l'éternité ou plus loin
Prévenez-moi lorsque quelqu'un
Aimera un homme comme moi
Comme j'ai aimé cet humain
Que je pleure tout autant que toi

Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens

Un jour pourtant je le sais bien
Dieu reconnaîtra les chiens


Baltique


L'éditeur Hachette fit écrire quatre tomes de « mémoires » de l'animal, les Aboitim, pastiches du Verbatim de Jacques Attali, sous le nom d'auteur « Baltique ». L'auteur de ces « mémoires de Baltique », longtemps non identifié, est Patrick Girard, qui a travaillé, pour les deux premiers tomes, en collaboration avec Stéphane Benhamou, frère de Georges-Marc Benamou, auteur d'un livre sur les derniers mois de François Mitterrand (Le Dernier Mitterrand, 1997) et qui aurait gracieusement fourni des sources5. Le premier tome des Aboitim fut publié conjointement par Hachette et sa filiale Carrère, les trois suivants par Édition N°1, une autre de ses filiales :

    Aboitim. 1., sous-titré « Neuf années dans les secrets de François Mitterrand », Hachette-Carrère, Paris, 1996, 218 p, (ISBN 2-01-237066-7).
    Aboitim 2. Ma part d'héritage, Éditions N°1, Paris, 1997, 227 p., (ISBN 2-863-91789-7).
    Aboitim 3. Pour solde de tout compte, Éditions N°1, Paris, 1997, 213 p., (ISBN 2-86391-836-2).
    Aboitim 4. Oua-oua m'a dit, Éditions N°1, Paris, 2001, 186 p., (ISBN 2-8461-2026-9).

Les trois premiers tomes furent regroupés dans Aboitim : la compil, Éditions N°1, Paris, 2001, 622 p., (ISBN 2-8461-2038-2).

Parallèlement, une autre filiale de Hachette Livre, Calmann-Lévy, a également publié, en 1996, un autre volume de « Mémoires du labrador de François Mitterrand » (sous-titre imprimé en couverture de l'ouvrage) :

    Baltique, Le gros secret : propos recueillis par Patrick Rambaud, Calmann-Lévy, Paris, 1996, 205 p., (ISBN 2-7021-2610-3).






Caramel et Mimi

 


Petit hommage à deux amis félins, Caramel et Mimi, deux bons gros chats d'une gentillesse et d'une sociabilité rare. Des chats philosophes, pour qui le territoire n'est pas une affaire d'exclusivité, pourvu que la gamelle soit toujours disponible et le couchage confortable. De bons souvenirs et deux chats qui restent toujours gravés dans ma mémoire...

 

Mimi

 


Caramel

 

 

 

 

d'Ormesson





Nancy Wake, la souris blanche et la Gestapo


Largement absentes de l’histoire des guerres, les femmes y ont pourtant toujours joué un rôle essentiel, et pas seulement à l’arrière. Jusqu’à la fin du mois d’août, ce blog revient sur les trajectoires de combattantes oubliées à commencer par Nancy Wake. Disparue en 2011, l’australienne a longtemps été la résistante la plus recherchée de France pendant l’Occupation. Portrait de celle qui rendit dingue la Gestapo.




Enfance malheureuse, jeunesse aventureuse

Wellington, 1912 : les Wake, une famille australienne installée en Nouvelle-Zélande accueillent leur sixième et dernier enfant - une petite fille, qu’ils baptisent Nancy et qui montre rapidement tous les signes d’un caractère bien trempé. Un avantage, compte tenu d’une enfance pas franchement facile : alors qu’elle n’a pas deux ans, son père décide de rentrer en Australie, abandonnant au passage femme et enfants. La petite Nancy, grandit comme une herbe folle, seule et sans amour - c’est elle qui le dit.
A seize ans, Nancy envoie balader son monde pour aller vivre sa vie, bien décidée à se débrouiller seule dans l’existence. Après des études d’infirmière menées tambour battant, la jeune femme décide de tenter l’aventure européenne et fonce droit vers Londres, à 20 ans à peine et avec 300 livres en poche pour tout bagage.
Deux ans plus tard, elle est à Paris. Elle a la vie devant elle, un culot stratosphérique et une beauté indéniable, beauté qui l’ennuie d’ailleurs plus qu’autre chose dans la mesure où elle passe une bonne partie de son existence à refouler tout ce que la capitale compte de lourdauds peu habitués à se faire remballer à l’australienne. Ce qui n’empêche pas Nancy, devenue free-lance pour un groupe de presse américain, de mener une java de tous les diables dans tout ce que Paris compte de boîtes à la mode.

Au plus près du nazisme

En 1935, son journal l’envoie d’abord à Vienne puis à Berlin. La jeune femme y décroche un coup fumant : une interview avec le chancelier Hitler lui-même. La guerre n’est pas encore imminente et l’interview se passe on ne peut plus courtoisement, mais Nancy assiste un soir à un spectacle qui va la marquer pour sa vie entière : une petite troupe de nazis ont arraché une famille de commerçants berlinois à leur magasin. Impuissante, la journaliste assiste à leur supplice : nus, attachés à de grandes roues de charrettes, ils sont fouettés et roulés le long des rues par des hommes hilares au-milieu des torches et des injures. Plus tard, Nancy écrira : « je me souviens être restée plantée là et de m’être dit : je ne sais pas ce que je ferai pour ça, mais si un jour j’en ai les moyens, je le ferai ».

 Dandys en guerre

En 1936, Nancy est de retour en France. Elle y rencontre un homme qu’elle épouse en 1939, Henri Fiocca : millionnaire, fils d’armateur marseillais, dandy et danseur de tango. A peine marié, le couple est séparé par la guerre. Alors qu’Henri est rapidement appelé au front, la jeune femme, désormais fortunée, n’entend pas franchement rester dans son appartement parisien à regarder le monde s’effondrer en tirant sur un fume-cigarette.
A 27 ans, elle se précipite vers le front et s’engage dans l’armée, comme ambulancière. Au volant de son camion médical, elle vit la débâcle aux premières loges. Des chemins bombardés du nord aux côtes de Dunkerque, la jeune femme évacue quelques centaines d’hommes qui lui doivent sinon la vie ou la liberté, au moins un répit.
En juin 40, la France est à genoux. Ni elle, ni Henri ne l’entendent de cette oreille et la fortune de ce dernier est aussitôt utilisée pour donner naissance à l’un des tous premiers réseaux de résistance français. De Marseille, le couple se lance dans ce qui sera sa spécialité : le recueil des pilotes anglais abattus en France au cours de leurs missions. Il faut les soigner, leur procurer de faux papiers, de l’argent, un abri, de la nourriture, des plans, des contacts et surtout les exfiltrer pour qu’ils puissent reprendre le combat : l’Angleterre, toujours en guerre, ne manque pas tant d’avions que de pilotes.
En tout, plus de mille personnes profiteront du réseau du couple. En première ligne, elle pilote une filière d’extraction vers l’Espagne et se mue elle-même en messagère, profitant du fait que les Allemands, Wehrmacht ou Gestapo, cherchent et inquiètent surtout les hommes dans un premier temps.
Mais en 1943, les Allemands commencent à être nettement a énervés par Nancy. Ils ne savent à peu près rien d’elle, si ce n’est qu’elle les ridiculise. La Gestapo attribue un nom de code à l’insaisissable Nancy : die Weiße Maus, la Souris blanche. En 1943, Nancy est tout en haut de la liste des personnes les plus recherchées, avec une prime de 5 milloins de francs pour celui qui la livrera.

De la souris à la sorcière

Ce qui devait arriver finit par arriver : alors que l’étau se resserre, Nancy est arrêtée en cherchant à fuir grâce à sa propre filière. Quelqu’un, quelque part, a du parler parce que Nancy est repérée dans un train et arrêtée, en dépit d’une tentative de fuite qui la voit sauter du train en pleine marche avant de prendre une balle dans la jambe.
Blessée, usée, Nancy est torturée quatre jours entiers, quatre jours au cours desquels les services de la Gestapo n’obtiennent strictement rien d’elle, pas un mot – pas même son nom. Convaincus qu’ils font fausse route, ils la relâchent dans un état désastreux, mais vivante. Son mari a eu moins de chance. Arrêté à Marseille, Henri est torturé et exécuté, refusant avec obstination de donner la moindre indication au sujet de Nancy. A son père effondré de peine qui lui disait « mais donne-là, ta femme, elle est loin de toute façon, et ils te libéreront ! », il répond simplement : « laisse-moi tranquille, Papa. »
Nancy n’apprendra la mort d’Henri qu’à la fin de la guerre. Pour l’heure, elle a fini par arriver à Londres où le SOE (Special Operations Executive) l’accueille à bras ouverts. Nancy devient agent secret et s’entraîne à toutes les techniques d’espionnage du moment : tir, espionnage, explosifs, sabotage…

De Londres au maquis

En avril 1944, Nancy est parachutée au beau milieu de l’Auvergne. Nom de guerre : « Hélène ». Nom de code en opération : « Witch » r – la sorcière. Sa mission ? Etablir des stocks d'armes et de munitions, construire avec les maquis locaux un système de communication par radio et prendre la tête d’un réseau de résistance chargé d'affaiblir les lignes allemandes en préparation du D-Day. Une paille.
En moins de deux mois, l’Australienne réussit à installer son autorité sur un maquis entier – une gageure pour une jeune femme parachutée de Londres au beau milieu d’une troupe de 7 000 maquisards dont beaucoup considéraient qu’ils n’avaient pas à se ranger sous les ordres d’une étrangère.
Avant et après le  jour J, Nancy mène directement toute une série d’opérations de guérilla et de sabotage. Elle fait péter un peu de tout,  du dépôt d’essence, du pont, de la voie ferrée, de l’antenne radio – bref : elle et son réseau foutent un merdier pas possible derrière les lignes allemandes. Au cours d’une de ces missions, une sentinelle allemande la repère. Elle n’aurait pas dû : Nancy en fait de la viande froide. À mains nues. Une autre nuit, son camion est bombardé loin de son maquis. Nancy s’en sort, sacrément secouée et surtout sans radio. Qu’à cela ne tienne : elle fauche un vélo et fait 200 kilomètres en trois jours, dans une région truffée de troupes allemandes sur les dents.

Longue après-guerre

À la fin de la guerre, Nancy est la femme la plus décorée du conflit – entre autres babioles, une Légion d’Honneur au grade d’officier, la médaille de la Résistance, la médaille du roi George et la Croix de guerre. Elle se remaria quelques années plus tard et retourna vivre en Australie jusqu’en 2006, où elle revint à Londres pour y boire ses six gins par jour jusqu’à sa mort en 2011, à 98 ans.
Nancy Wake aimait la liberté, le champagne et la danse. Dans une de ses dernières interviews, elle avait eu cette phrase : « si un gars comme Saint-Pierre existe, je vais lui faciliter la tâche tout de suite : je plaide coupable pour absolument tout. »
En 2013, ses cendres ont été dispersées au-dessus de l’Auvergne, près de son ancien maquis.


José Mujica le sage




Ex président de l'Urugay, José Mujica s'est distingué par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Délaissant le palais présidentiel, il habitait la petite ferme de son épouse, « au bout d'un chemin de terre » en dehors de Montevideo. Il continuait à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucía Topolansky, à des fins commerciales, et donnait environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des « petits entrepreneurs », conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois).

On n'est pas près de voir des présidents comme ça dans nos sociétés dites « modernes » où nous sommes littéralement possédés par nos possessions pléthoriques, qui rognent notre liberté (la vie est courte...).


 



A la lumière du passée...





André Brahic s'en est allé




Un grand astrophysicien français s'en est allé à l'age de 73 ans. André Brahic, vulgarisateur de talent, alliant plaisir de communiquer sa passion avec toujours une bonne dose d'humour, nous avait captivé dans "la grande librairie" en le 02 avril 2015.
Un de ses passeurs de passion, de science, ceux qui ouvrent des fenêtres qui souvent nous font aussi voyager à l'intérieur de nous-même... Il rendait l'inaccessible à la portée de tous, avec des mots simples.

Je ne saurai trop vous conseiller la lecture de son dernier ouvrage : Terres d'ailleurs, à la recherche de la vie dans l'univers (avec Bradford Smith), un magnifique ouvrage excellemment illustré.

Ici dans la grande librairie du 02 avril 2015





l'arbre mort




Même défunt, celui qui fut le médiateur végétal entre le ciel et la Terre garde une certaine noblesse...


Cliquez sur la photo pour l'agrandir

hommage à Jean-Claude Guerry-le blog d'Antiochus





A Jean Claude Guerry (le blog d'Antiochus), trop tôt disparu



http://antiochus.over-blog.com/tag/pensees%20-%20reflexions/


Tu n'es plus là Jean-Claude, par tes textes, tes conseils de lecture, tu as su ouvrir les portes intérieures qui font saisir l'univers qui nous entoure, afin de ne pas appréhender le monde en aveugle, faire parler les pierres des monuments, donner les clefs qui ouvrent les secrets des textes anciens, ouvrir les portes de la connaissance.

Esthète, penseur, inspirateur, félinophile, tu me manquera comme tu manquera à tout ceux qui se retrouvaient et se retrouvent encore à travers ton blog.

Je vous invite à voyager à travers sa pensée et ses passions grâce à son blog (cliquez sur l'image) :



http://antiochus.over-blog.com/tag/pensees%20-%20reflexions/



Jaurès, naissance d'un géant




Le 16 août 1892 à Carmaux, deux mille mineurs se révoltent parce que l’un des leurs, élu maire socialiste de la ville, a été licencié par le propriétaire de la Compagnie des Mines, le noble et monarchiste marquis de Solages. Jeune normalien de 34 ans, professeur agrégé de philosophie, élu député puis battu, Jean Jaurès choisit alors le camp des opprimés durant cette grève. En devenant l'élu des pauvres et des exploités, il s'impose bientôt comme l'incarnation d’un socialisme républicain et internationaliste…



survivre au jour J




Les officiers de marine alliés reçoivent, le 10 avril 1944, la confirmation d'un débarquement au nord de la France et plus précisément sur les côtes de Basse-Normandie. L'opération de transport des hommes et du matériel à travers la Manche, nom de code Neptune, est supervisée par le commandant en chef de la flotte alliée : l'amiral Bertram Ramsay.

Dans un premier temps, quatre secteurs de plages sont choisis, situés en les rivières Vire et Ornes dans la région Calvados et désignés par un nom de code spécifique : Omaha, secteur américain, Gold, Juno et Sword, secteurs anglo-franco-canadiens.

Mais très rapidement, le général anglais Bernard Montgomery informe le haut-commandement allié que la capture de Cherbourg est une priorité pour le bon déroulement de cette opération, sachant qu'il est le port en eau profonde le plus proche de ces quatre plages d'invasion. Il souhaite voir la création d'une cinquième plage de débarquement, située à l'ouest d'Omaha, directement au sud de Cherbourg, dans la région du Cotentin : c'est la naissance du secteur de plage Utah, qui sera sous la responsabilité des Américains.

La suite sur le site : http://www.dday-overlord.com/



 

 
Cliché du photographe de guerre Capa, vers 07h15 sur Omaha beach


Une pensée de marc Aurèle




Sache bien que les choses ne sont que l'idée que tu t'en fais. Or cette idée dépend toujours de toi ; supprime-la donc, quand tu le veux ; et, ainsi qu'un vaisseau qui a doublé un promontoire, tu trouveras une mer calme, une pleine tranquillité, et un port où les vagues ne pénètrent plus.

Marc Aurèle



Adieu Paysans





1947 : Libérées depuis deux ans, les villes ont faim. Jamais le pays n'aura autant compté sur ses paysans. Oui mais voilà : le monde rural n'est plus dans l'époque. Il est mis en demeure de se moderniser. En quelques années, la mécanisation va le faire passer d'un mode de vie fondée sur la lenteur à celui de la vitesse. La modernisation introduit une révolution dans l'économie et la mentalité paysanne: le crédit. L'endettement contraint à produire plus, donc au recours systématique des engrais chimiques. Productivité et planification se révèlent incompatibles avec le système traditionnel paysan où patriarche, famille et entreprise ne faisaient qu'un. Il implose. Un peu plus d'une génération s'est écoulée depuis la Libération. Ce n'est désormais plus le ciel que la nouvelle génération de paysans consulte, mais Bruxelles et ses quotas. De la Bretagne au Larzac, les campagnes entrent en convulsions. Bientôt un mythe va naître : le mythe paysan qui connaîtra son apogée avec la Grande Moisson un jour de juin 1990 sur les Champs-Elysées. Perdurera-t-il ? 


Néruda




Je veux vivre dans un pays où il n'y ait pas d'excommuniés.



Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, 

sans autres titres que celui-ci,



sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.



Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises,

dans toutes les imprimeries.



Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville

 pour l'arrêter, pour l'expulser.



Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.



Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, 

que quiconque soit poursuivi par des motos.



Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : 

tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir..




Pablo Néruda "J'avoue que j'ai vécu"



 
Néruda, par Enrique Zamudio