manipulation médiatique



Noyé par les informations de l'immense fleuve médiatique, qui jamais ne s'arrête de couler, le monde vit dans l'instantané. Aucun repos, aucune réflexion sur une nouvelle ne devient possible tant elle est sans cesse infirmée, puis confirmée, transformée, puis encore démentie, pour finalement se révéler fausse ou vraie, mais en partie seulement, ou en totalité, on ne sait plus. Immergée dans un flot d'informations vacuitaires, la nouvelle d'importance sera d'autant plus difficile à percevoir, et de toute façon, quelques jours suffiront à faire oublier ce que la mémoire se devrait de conserver.
Le tout en vue de décérébrer toujours plus le citoyen, enfin, le consommateur car c'est ainsi que l'on désigne principalement l'individu, réduit a un unique rôle économique. Mais n'est-il pas aussi un esclave volontaire ?
Du "on nous cache tout on nous dit rien" de Dutronc, on en est arrivé à "on sait tout sur tout mais au final on ne sait plus rien", dans ce maeltrom grotesque. Il faut divertir pour contrecarrer toute velléité de recul !
Reste au citoyen à faire l'effort de séparer le bon grain de l'ivraie, mais là, c'est pas gagné...

video


"Aujourd'hui, la censure a changé de visage. Ce n'est plus le manque qui agit mais l'abondance"


2 commentaires

comprendre a dit…

Les médias grand public se focalisent sur le facile à consommer plutôt que sur les problèmes de fond, ou sur leur compréhension. Pas convaincu qu'il n'y ait +que+ la volonté de cacher, je crois aussi (en fait surtout) que c'est une facilité pour eux, et une source d'audience. Je garde en mémoire le long travail d'investigation réalisé par Denis Robert sur le fonctionnement (et ses scandales intrinsèques) de clearstream. Bilan, trop compliqué, pas assez bandant, sa critique est tombée à plat. Par contre, quand les médias on trouvé des os à ronger sur des magouilles politiques "autour" de clearstream et du travail de Denis Robert, on a rayé le fond pour n'en garder que la forme et tourner en boucle dessus.

21 mai 2011 à 04:13
Cratès a dit…

Tu as raison, pour les médias, le principal soucis aujourd'hui est "d'être présent", et tant pis pour le contenu ! Pour l'analyse, les débats de fond, à la trappe ! Ils mettent en oeuvre des processus trop lent pour un public qui réclame plus un "choc des photos" qu'un poids des mots...

21 mai 2011 à 10:10
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