informations-gardons la tête froide



L'excellente chronique de Philippe Meyer d'hier matin sur France Culture tombe à pic après mon dernier message sur le danger d'une information prise pour argent comptant, et traitée sans recul. Qui n'a pas été victime de la dictature des images ?
Trois minutes trente cinq d'une chronique qui n'épargne pas la naïveté de ceux qui prétendent nous gouverner, et donnèrent des avis tranchés sur certains faits divers....beaucoup trop rapidement !
Une chronique savoureuse, surtout vers la fin...








2 commentaires

comprendre a dit…

Bonjour Cratès, je crains malheureusement que les âneries collectives listées par le journaliste ne soit que le résultat d'une société qui s'inscrit de plus en plus dans l'immédiateté. Les médias se doivent de sortir "le plus vite possible" les informations, d'alimenter lesdites informations, de rebondir, de les enrichir... tout ça pour attirer ou retenir le lecteur. Évidemment, les médias s'emballent parfois, se montant le bourrichon les uns les autres, et transformant un ballon de baudruche en une superbe histoire. J'avais évoqué le fait que certaines informations, au contraire, ne connaissent absolument aucun échos alors qu'elles seraient de bons moteurs pour quelques jours au moins, alors que d'autres s'accélèrent et se gonflent de manière rapide et inattendue. Je crois qu'il existe des caisses de résonance, des sites ou des journalistes d'influence, qui donnent le "la" à la presse nationale. Selon que ces "faiseur d'opinion" s'intéressent ou non à l'affaire, elle est relayée... ou non. Certaines personnalités politiques ont été poussées sur le devant de la scène par des médias, démarrant par une interrogation candide, montant ensuite la mayonnaise tout en nous racontant une jolie histoire. Vendre un fait divers ou un candidat à la présidentiel n'a pas tout à fait les mêmes impacts et je crains que l'envers du décor ne soit pas très clean...

16 octobre 2011 à 22:43
Cratès a dit…

On en revient au quatrième pouvoir, mais aujourd'hui il est pris à son propre piège, prisonnier du jeu de l'info immédiate, et comme tu dis, le jeu politique est souvent une affaire de média, quand il n'est pas crée par lui. De plus la hiérarchie de l'information n'existe plus, le jt de tf1 en est devenu un cas d'école, on y mèle le sérieux (ou ce qui devrait l'être) à l'acecdotique, donc tout se vaudrait...
Pas très clean tout ça en effet !

17 octobre 2011 à 11:19
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