le droit de disparaître




Phénomène marginal ? Pas du tout puisque 5000 personnes en France choisissent de disparaître de la circulation, abandonnant tout derrière eux.
Rien n'oblige quiconque à rechercher une personne qui a choisi de ne plus communiquer avec les siens. L'idée que chacun est libre de refaire sa vie au loin est stipulée dans les articles 1 et 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Toute personne jugée capable — ce qui exclut les mineurs et les majeurs malades mentaux — a parfaitement le droit de disparaître. 

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Les disparus célèbres (source : Grazia.fr)

Pascal Henry
Le 5 mai 2008, le gourmet suisse Pascal Henry s’engage dans un pari fou : tester en soixante-huit jours les soixante-huit meilleures tables du monde. Au soir de la 40ème étape, dans le restaurant El Bulli, de Ferran Adrià, en Espagne, une journaliste l’interpelle. Pour Pascal Henry, c’est la sollicitation médiatique de trop. Il prétend aller chercher une carte de visite dans sa voiture et disparaît. La police craint qu’il ait été assassiné, jusqu’à ce qu’Interpol retrouve sa trace en Suisse. Huit mois après, le gastronome réapparaît. « Tout cet emballement médiatique devenait pèsent », expliquera-t-il dans les journaux. Et de raconter « huit mois d’errance au cours desquels, (il a) pensé rejoindre une communauté d’ermite ».
Agatha Christie
Par une froide nuit d’hiver, le 3 décembre 1926 vers 9h45, Agatha Christie annonce à ses employés qu’elle sort se balader. Les heures passent. Inquiets de ne pas la voir rentrer, ils partent à sa recherche. Et ne retrouvent que son véhicule, garé sur un accotement. La disparition de l’écrivain à succès et sa photo font la Une des journaux. Onze jours plus tard, des employés de l’Old Swan Hotel, à Harragote, dans le Yorshire, où elle séjourne sous le nom de la maîtresse de son mari, Mme Teresa Neele, la reconnaissent. Elle tente de nier, de se faire oublier, en vain. Agatha Christie retourne chez elle, mais n’expliquera jamais son geste.
Jacques Vergès
Le 7 mars 1970, celui que les médias surnommeront plus tard « l’avocat du diable » pour avoir défendu Klaus Barbie et Carlos, se volatilise. Pendant neuf ans, nulle trace de Jacques Vergès. On le dit à Moscou, où il aurait rejoint des terroristes, au Liban, auprès des fedayins palestiniens ; au Cambodge, avec Pol Pot. Ce que tous ignorent, c’est que le disparu se rend parfois clandestinement à Paris. Au cours de l’un de ses séjours, il croise la veuve d’un client. Pour ne pas se faire démasquer, il agit aux antipodes de sa personnalité polie. Et lui hurle : « Alors la grosse, ça boume ? ». Le 12 mars 1979, Jacques Vergès réapparaît à Paris. Sans la moindre explication.

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