de Gaulle, constat amer



Dans le journal "la décroissance" de ce mois de mai, nous pouvons lire avec surprise un extrait tiré des mémoires de Charles de Gaulle (1962).
Homme de tradition, il dresse le constat d'une France qui commence à vivre au même rythme, uniformisation des gestes, des pensées, des loisirs...
Aujourd'hui, toutes les entrées des grandes agglomérations se ressemblent, dans un mélange de laideur architecturale, d'agressivité publicitaire, de zones dortoirs sans âme. Est-ce cela la croissance , la société que nous voulons ?

L'analyse du premier président de la cinquième république résonne encore plus fort aujourd'hui, vu l'ampleur du massacre et la robotisation de nos comportement.
Un texte à mediter...

2 commentaires

comprendre a dit…

Bonjour Cratès, je n'ose imaginer la volée de bois vert que provoquerait la publication de ce texte sans la mention de son rédacteur originel... J'avais indiqué un jour, en commentaire, la proximité intellectuelle de De Gaulle avec certains auteurs d'extrême-droite tels que Barrès, nous y revoilà... Il ne s'agit pas de dire "c'est bien" ou "c'est mal", c'est un constat, la science politique et l'idéologie sont deux choses bien différentes. Quoi qu'il en soit, sur le fond de l'affaire, modernisme et qualité de vie ne font effectivement pas très bon ménage, les gains étant absorbés, en grande qualité, par les contraintes liées à la recherche, tout domaine confondu, du profit maximum. Nourrir mieux et en grande quantité, c'est bien, le faire à quelque prix que ce soit, y compris en sacrifiant la santé publique, c'est inacceptable. La question de trouver le point de bascule, de le surveiller et de porter le débat sur la place publique. Mais je cherche à convertir un converti, n'est-ce pas ? ;)

17 mai 2012 à 12:58
Cratès a dit…

Absolument d'accord avec toi. C'est un texte fort de Gaulle, chacun devrait a priori se sentir concerné. Il y a bien un art de vivre "à la française", celui qui attire des millions de touriste, cette vieille France qui sent bon l'éternité à travers ses paysages, sa gastronomie, ses villages, ces quartiers "villageois" des grands villes. La science nous a soulagé de grands maux, mais le modernisme, récupéré par la société marchande, n'a pas su garder l'humain dans ses rythmes biologique (dont il est par nature étranger). L'homme s'est laissé envahir et réduit dans un esclavage mental sur l'autel publicitaire, à l'ombre de la télé poubelle et de la médiocrité médiatique. Difficile pour beaucoup de prendre le recul nécessaire à une prise de conscience. Noam Chomski l'avais déjà bien étudier il y a plus de vingt ans !

18 mai 2012 à 16:25
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