danger : tout peut être raison de foi




"On peut aussi bien prier une sardine, ce n'est qu'une question de foi"
Proverbe japonais


L'homme préhistorique voyait une sacralité dans les manifestations naturelles. L'homme de l'antiquité avait foi en des dieux multiples, le celte vénérait un arbre, une pierre. Les égyptiens, les romains avaient des dizaines de divinité.s Depuis deux mille ans un milliard vénère un homme crucifié. Depuis près de 1400 ans un autre milliard, un prophète arabe. Et des centaines de millions d'autres hommes des centaines d'autres divinités....
Si l'adoration s'arrêtait à la porte de sa maison ou du Temple cela n'aurait pas grande conséquence pour une partie de l'humanité, celle des faibles qui étouffent sous la contrainte religieuse, celle des minorités spirituelles qui ne font pas de prosélytisme, celle des descendants spirituels des persécutés de l'histoire, celles des agnostiques, celle des vrais gnostiques aussi... Combien de maitres spirituels ont été récupéré par les églises à leur mort alors que de leur vivant ils étaient l'objet de persécutions par leurs églises ?

Or, nous savons tous que sous couvert des bons sentiments se cache une concurrence farouche : celle du chiffre. Et oui, pour beaucoup d'imbéciles le nombre fait autorité. On se dispute le podium, sans se le dire, de la religion ayant le plus d'adepte, ou celle en augmentation vertigineuse. L'édifice en a besoin pour remplir les salles. Rappelons-nous que le panthéon égyptien a dominé l'histoire des hommes du delta du Nil pendant des milliers d'années avant, comme les autres panthéons, comme tous les empires, de mourir sagement essoufflé par l'usure du temps et l'arrivée de nouveaux dieux....
Mais si nous parlons de foi, cette dernière ne se limite pas au sacré, ou du moins cette sacralité peut se transposer au monde profane, politique (les grands mouvements génocidaires de l'histoire ont été vécu comme un messianisme, des lendemains qui chantent des "démocraties populaires", aux dictatures fascistes)...ont donne au sacré toutes les formes, tous les alibis...

On le voit, la religion n'a rien à voir avec l'esprit religieux, celui qui porte à la recherche intérieure, à l'introspection. Mais là est peut-être, pour ces institutions ,le plus grand danger : celui de voir le religieux chercher et glisser naturellement hors du cadre dogmatique... ne parlons même pas des électrons libres...
Le débat , vaste, reste ouvert !









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2 commentaires

comprendre a dit…

La religion catholique a son idée sur ce qu'est celui qui cherche par lui-même : libre penseur donc hérétique. C'est effectivement l'écart du dogme qui fonde la condamnation. Voir ainsi, relativement à l'écart du dogme, les massacres perpétrés contre les protestants qui n'adhèrent pas à quelques dogmes de l'église romaine (transsubstantiation, caractère sacrée de Marie, certaines fêtes...) et à son organisation. Une imprécision, je crois, sur les croyances des Celtes qui, il me semble, étaient moins animistes que polythéistes (voir le panthéon "gaulois" par exemple).

7 août 2011 à 11:02
Cratès a dit…

Hors "de l'église, point de salut, et cela vaut pour toutes les religions dogmatiques. Tu as raison, les celtes étaient bien plus polythéiste qu'animiste, avec aussi une institution religieuse bien établi ! faudra que je rectifie l'article !
ave !

8 août 2011 à 01:18
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